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Lutte à la pauvreté et aux préjugés

En rénovation !!!

 

 

La pauvreté

Au Québec, un personne sur l'aide sociale reçoit en 2019  entre 669$ et 805$).  Sans être pénalisé, cette personne peut gagner un maximum de 200$ en travaillant. 

Une personne travaillant au salaire minimum (12$ heure) à raison 35 heures gagne  environ 20 000$ par année. 

Quand est-on pauvre?
Le gouvernement du Canada a annoncé en 2019 que la mesure du panier de consommation sera utilisé comme seuil officiel de la pauvreté. La MPC est une mesure qui est fondée sur le coût d'un panier  de biens et services dont les personnes et les familles  ont besoin  pour répondre à leurs besoins de base et accéder à un niveai de vie modeste. Ce seuil est actuellement  d'envrion 18 000$. Selon cette définition, 800 000 Québécois ont un revenu inférieur à ce seuil.  Avec l'aide sociale ( 8 028$), les prestataires sont très loin d"atteinre ce seuil et les personnes gagnants un salaire minimun y arrivent à peine (20 000$).

Un autre mesure, le revenu/ salaire viable, salaire qui permet aux travailleurs et travailleuse de soutenir les besoins de base de leurs familles, de rester dignes et d'avoir les moyens et la possibilité de participer à la vie civique. Selon cette définition, le coût d'un panier viable varierait entre 22 326$ Saguenay  et 29 402$ à Sept-Iles, le calcul n'ayant pas été fait pour l'Abitibi.  Ce calcul permet davantage de mesure la sortie de la pauvreté. 
 

 

Définition de la pauvreté:

La pauvreté est l’état de situation d’une personne qui manque de ressources matérielles telles que la nourriture, l’accès à l’eau potable, les vêtements, le logement, etc. C’est aussi le manque de moyens qui rend plus difficile, entre autres, l’accès à l’éducation, à la culture et à d’autres activités valorisantes. En ajoutant à cela le non-respect des autres citoyens à l’endroit de la personne en situation de pauvreté, c’est le développement personnel qui, souvent, s’en trouve affecté. 

C'est quoi un préjugé:

Du travail, il y en a en masse !!!                     On est bien sur le bs!                    Il n'y a rien à faire avec eux (BS)
Ils sont sur le BS de génération en génération!               Ce sont des paresseux!

Selon un étude, « La condition sociale est le motif le plus susceptible d'entraîner une forme ou une autre de discrimination », indique la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. « C'est du moins le motif le plus associé à une forme d'intolérance ou de méfiance sociale. »

Un préjugé est un jugement porté d'avance. C’est une opinion facilement construite (à partir de sa famille, de son entourage ou de ses impressions) mais difficilement modifiable. Un jugement préconçu a priori et non fondé. Voir ajouter une peiti vidéo de Frigo turquoise

Des exemples :

 « Les chômeurs sont des paresseux »
 « Les autochtones boivent trop d’alcool  »

Moyens mis en place pour lutter contre la pauvreté au Québec

Aide sociale et solidarité sociale: Programmes d'aide financière qui visent à soutenir les personnes et les familles à faible revenu dans leurs efforts d'intégration sociale et professionnelle.
 
Aides sociales (montant mensuels)Aide financière aux persones sans contraintes à l'emploi et celles qui ont des contraintes temporaires
 Un adulte Sans contraintes  669 $   Rénumération permis sans réduction 200 $
Avec contraintes temporaires 805 $   Rénumération permis sans réduction  200 $
Deux adultes sans contraintes
 Sans contraintes: 1 022 $ Rénumération sans réduction: 300 $
Avec contraintes temporaires  1 257 $ Rénumération sans réduction 300 $
Deux adultes dans des situations différentes
Un adulte sans contraintes et un adulte avec contraintes temporaires 997 $ 136 $ 25 $ 1 158 $ 300 $

Solidarité sociale: Pour personnes ayant contrainte sévère à l'emploi

Un adulte: 1 061$ - 1123$ (+66 mois) 200$ revenus d'emplois
Deux adultes: 1 561 $ - 1 593$ 300 revenus d'emplois

Programme objectifs emploi: Aide financière et accompagnement personalisé afin que participant(es) puissent intégrer marché du travail.


Document gouvernemental : 


Plan d'action gouvernemental pour l'inclusion économique la participation sociale : https://www.mess.gouv.qc.ca/publications/pdf/ADMIN_plan_action_2017-2023.pdf


Actions régionales en lien avec les luttes à la pauvreté:


La grande guignolée des médias: Grande ceuillette de dons et denrée à travers le Québc: https://www.lagrandeguignoleedesmedias.com
 
La Nuit des sans-abri: Événement de sensibilisation à la situation de pauvreté, de désaffiliation sociale et d’itinérance qui confronte de plus en plus de Québécois. La nuit des sabs-abris a lieu habituellement en octobre.  https://nuitdessansabri.com/

3e plan de lutte contre la pauvreté et à l'exclusion sociale

Consultez le mémoire de la Table d'action contre la pauvreté de l'A-T qui propose des solutions très concrètes, notamment: de consentir aux personnes recevant des prestations d’aide sociale, de travailler en fonction de leur capacité, et ce jusqu’à l’atteinte d’un revenu équivalent à la mesure du panier de consommation (MPC) , soit 17 246$ (2013), et ce sans réduire les prestations d’aide sociale. 

Participez à la campagne!

Lire le communiqué de lancement
Voir le modèle de résolution pour les organisations
Consulter la lettre de présentation 

 

 

Qu'est-ce que l'aide de dernier recours ?

En 1969, sous le gouvernement d'Union nationale de Jean-Jacques Bertrand une première loi portant sur l’aide sociale est adoptée, reconnaissant ainsi la responsabilité de l'État à l'égard de la satisfaction des besoins de base de la population du Québec (logement, nourriture, vêtement, besoins personnels et domestiques).  Bien que cet engagement s'avèrait être une avancée dans la reconnaissance des droits humains universels,  déjà on appliquait des discriminations sur la base de l'âge des demandeurs. Comme s'il était impossible pour une personnes de moins de 30 ans d'avoir des difficultés à intégrer le compétitif marché de l'emploi.  L'actuel projet de Loi 70 du gouvernement Couillard entretien et encourage ce préjugé tenace. 

VISITEZ NOTRE PAGE SUR LE PROJET DE LOI 70

Défaire 6 préjugés sur les personnes assistées sociales (un document de l'ADDS Rive-Sud)

Regarder la vidéo de ATD Quart monde...


 En 1969, la prestation était de 217$/mois pour une personne de plus de 30 ans. Si ce montant avait été indexé elle équivalerait à 1300$/mois, soit le minimum pour survivre aujourd'hui! Au regard du budget mensuel minimal d'une personne seule il est clair que le gouvernement porte atteinte aux droits et aux besoins fondamentaux des bénéficiaires de l'aide sociale. Un manque à gagner de 535$/mois! Quelles dépenses couperiez-vous? Loisir. soins personnels, assurances, nourritures, tout y passe!

 

Petites histoires des attaques au programme d'aide sociale...

  • 1973 : Coupure dans les besoins spéciaux : literie, achat et réparation de mobilier, installation et réparation d’un système de chauffage.
  • 1974 : le gouvernement prend la décision de plafonner l’aide sociale à un niveau inférieur à 50% du salaire minimum.
  • 1979 : Instauration de 3 programmes d’aide à l’emploi
  • 1981 : Coupure de l’aide de dernier recours si la personne à une dette envers cette aide
  • 1982 : projet de loi 30 qui met en place des enquêteurs spéciaux
  • 1984 : programme de relance au travail sous l’idéologie du WorkFare
  • 1989 : projet de loi 37 portant sur la sécurité du revenu, amenant un abaissement drastique de l’aide de derniers recours
  • 1995 : Abolition du Régime d’assistance publique du Canada (RAPC)
  • 1997 : Loi 144 (prestations familiales)
  • 1999 : Loi sur le soutien du revenu et favorisant l’emploi et la solidarité sociale
  • 2004 : Augmentation des critères d’admissibilité à l’aide de dernier recours
  • 2005 : Clause Tanguay occasionnant une coupure de 100$ pour les prestataires vivant avec leurs parents
  • À venir : Projet de loi 70

Pour un historique du droit à l'aide social au Québec, consultez le document du Front commun des personnes assistées sociale du Québec: (FCPASQ)

Hypocrisie gouvernementale...

Pendant que le gouvernement Couillard consulte sur les suites à donner à la Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, il coupe 50 millions dans les programmes d'aide sociale et propose un loi (le projet de loi 70) qui attise les préjugés et mise sur des mesures punitives pour inciter les gens à travailler, ce qui va à l'encontre des droits et de la dignité humaine. Lire le communiqué du MÉPACQ portant sur l'hypocrisie du gouvernement libéral.

Pour avoir un portrait d'ensemble de lutte à la pauvreté au Québec, pour mieux en comprendre ses causes et identifier les dérives d'un système basé sur le mérite et le rendement. Lire l'outil du MÉPACQ: Pour une véritable stratégie de lutte à la pauvreté.


Il est grand temps que le gouvernement cesse de s'acharner sur les personnes les plus vulnérables de la société. Plusieurs pistes de solutions progressistes se présentent à lui, dont le déploiement notamment du REVENU SOCIAL UNIVERSEL GARANTI qui permettrait, si l'on préserve bien sûr les autres programmes sociaux, d’assurer la dignité de toutes et tous!

Pour pousser la réflexion à ce sujet:
Recherche de l'Iris: Le revenu minimum garanti: trois étude de cas
D
es explications de Ianik Marcil, économiste indépendant

Fichiers attachés