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Un Plan Nord et un premier ministre insensibles à la crise du logement 20 Janvier 2012

Rouyn-Noranda, le 20 janvier 2012– À l’occasion de la visite de Jean Charest, une trentaine de personnes se sont réunies devant le Centre des congrès de Rouyn-Noranda malgré le froid, afin d’exprimer leur mécontentement face au gouvernement libéral. Les manifestants jugent inapproprié et même irresponsable que le premier ministre vienne faire la promotion de son Plan Nord et de la croissance économique, sans rencontrer les mal-logéEs et les groupes d’entraide qui vivent une grave crise du logement attribuable à la hausse du prix des métaux et du développement minier.

Danik Laporte du Regroupement d’éducation populaire s’indigne de l’incohérence du Plan Nord: « Pendant qu’on annonce des milliards en investissements publics pour offrir le Nord aux intérêts privés, ce même gouvernement réduit le financement du logement social, hausse les frais et les taxes, impose des tarifs et toutes sortes de mesures régressives sous prétexte qu’il n’a pas le choix. En fait, le gouvernement de M. Charest FAIT le choix de satisfaire les désirs d’enrichissement de certains aux dépens des besoins essentiels des autres ». 

Il est en effet toujours plus difficile de se loger dans la région. Depuis 10 ans, les taux d’inoccupation des logements n’ont cessé de diminuer pour atteindre une moyenne régionale de 0,2 %. Ce taux est carrément de 0% dans le cas des logements pour les familles, de deux chambres à coucher et plus, ce qui a fait bondir le coût des appartements de plus de 20% pendant la même période. Pas étonnant que Mme Suzanne Boisvert, coordonnatrice à la Maison de la famille de Rouyn-Noranda interpelle M. Charest en lui disant que : «Le financement du logement social semble une évidence lorsque tu côtoies des familles en détresse à cause de la crise du logement. Hausse abusive des loyers, logements insalubres, surpopulation dans les appartements, discrimination à la location, et j’en passe, sont toutes des conséquences de la pénurie qui se répercutent sur la qualité de vie et l’apprentissage des enfants ».

Sophie Alix, intervenante à la Maison d’hébergement pour femme victime de violence conjugale, Alternatives pour Elles, enchaîne en mentionnant au premier ministre : «  Nous sommes constamment en surcharge. Ces femmes et ces enfants qui ne trouvent pas d’endroits adéquats où demeurer, ne demandent pas de routes, ni de lignes électriques… mais seulement un chez-soi convenable. Ce que nous avons de besoin dans l’immédiat, ce n’est pas un Plan Nord, mais bien un Plan pour sortir de la crise du logement ».

Rappelons qu’en 2008 M. Charest avait promis que son gouvernement financerait 3000 logements sociaux par année pendant cinq ans. Or, trois ans après, il a fait passer ce nombre à 2000 en plus de suspendre l’aide supplémentaire aux régions éloignées pour la réalisation de projet. C’est donc plus de 84 millions de dollars qui ont été coupés dans l’aide aux mal-logéEs, alors qu’on prévoit des investissements publics de plus de 47 milliards de dollars d’ici 2036 pour le Plan Nord, et de maigres redevances de l’ordre de 14 milliards. « L’investissement dans le logement social nous apparaît plus rentable pour la société québécoise que le Plan Nord », lance Danik Laporte, du RÉPAT.

Ce que le Regroupement d’éducation populaire demande à M. Charest c’est la construction 50 000 logements sociaux en cinq ans à l’échelle du Québec, dont 1000 seraient réservés à l’Abitibi-Témiscamingue, ainsi qu’un plan d’urgence pour aider les régions qui sont aux prises avec de graves pénuries.
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Source : Danik Laporte, agent -logement social au RÉPAT    Tél. : 819.762.3114

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