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Un autre hiver en crise du logement 13 Décembre 2012

L’Abitibi-Témiscamingue entamera sa huitième année de crise du logement

Rouyn-Noranda, le 13 décembre 2012– À partir des données d’octobre 2012, publiées aujourd’hui par la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue s’inquiète de constater qu’année après année la crise du logement persiste et génère de graves problèmes sociaux sur tout le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue : Voir le rapport de la Société canadienne d'hypothèque et de logements

Des familles stressées
Bien que le nombre de studios et de 3½ disponibles ait légèrement augmenté à Amos et Rouyn-Noranda, force est de constater que les 4½ et les logements de trois chambres à coucher et plus font cruellement défaut sur l’ensemble du territoire. De plus, les données sur les loyers démontrent que les hausses sont constantes et souvent abusives, comme en témoigne les augmentations, entre 2011 et 2012, de plus 20 $ par mois pour les studios à Amos et pour les grands logements des trois principales villes de la région. Selon Suzanne Boivert, membre du Conseil d’administration du RÉPAT et directrice de la maison de la Famille de Rouyn-Noranda : « À l’approche de noël et de la période des avis d’augmentation de loyer, les familles vivent des stress financiers qui ont des impacts directs sur la santé des ménages et sur l’éducation des enfants ». Danik Laporte, porte-parole pour l’Association de locataires de l’Abitibi-Témiscamingue indique qu’« il est important de refuser toute hausse abusive de logement, en signifiant par écrit son intention d’y demeurer. De plus, il faut rappeler que toute menace d’expulsion est illégale est doit être dénoncée ».

Des populations qui s’appauvrissent
À la lumière des prévisions sur la hausse du prix des aliments de 4% en 2013, de la demande d’Hydro-Québec d’hausser la facture des ménages de 3,3% dès avril 2013 et de la décision du gouvernement Marois d’indexer le tarif du bloc patrimonial d’électricité, les ménages défavorisés de notre société verront leur situation s’enliser. « La crise du logement, tout comme les hausses de tarifs vont continuer d’appauvrir les populations de notre région où l’hiver est particulièrement rude. Quand tu vis dans un logement est mal isolé, que le loyer augmente et que le pain coûte plus cher, il reste les banques alimentaires et la rue pour boucler le budget. Parce que ni les prestations, ni les salaires ne suivent cette ascension du coût de la vie. Pourtant, la région vit une croissance économique sans précédant», insiste Christine Dorée, agente socio-politique au RÉPAT.

Le RÉPAT réclame depuis quatre ans 200 unités de logements sociaux par année pendant cinq ans pour l’Abitibi-Témiscamingue, ainsi que des aides supplémentaires pour les régions éloignées dans le cadre du programme AccèsLogis Québec, ce qui aurait pour effet d’atténuer la crise sociale en lien avec le logement.
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Source : Danik Laporte, agent socio-politique au RÉPAT et porte-parole pour l’Association de locataires de l’Abitibi-Témiscamingue     Tél. : 819.762.3114

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