• 26 Mars 2021
    Budget provincial 2021, tout pour le béton et quelques claques dans le dos pour le social...
  • 19 Mars 2021
    Journée d’action pour la justice sociale et climatique Ça suffit les promesses vides !
  • 19 Mars 2021
    Journée d’actions pour la justice sociale et climatique
  • 8 Mars 2021
    Journée internationale des droits des femmes 2021
  • 10 Décembre 2020
    2021 fait peur... trop peu de mesures pour contrer la pauvreté

Le match des inégalités - NON au PL70 10 Février 2016

http://www.lerepat.org/album/le_match_des_inegalites_10_fevrier_2016  (pour des photos!)

Rouyn-Noranda,  mercredi 10 février 2016 - Participant à une journée d’actions à travers le Québec, des  dizaines de citoyenNEs de l’Abitibi-Témiscamingue disent NON au projet de loi 70 en organisant le match des inégalités, opposant l’équipe des riches et celles des pauvres!

Cette partie de hockey  originale et symbolique illustrait l’écart qui sépare les classes sociales quant aux chances d’intégrer le marché compétitif de l’emploi. Les riches, bien équipés et pourvus d’un gardien infaillible,  n’ont fait qu’une bouchée de l’équipe des pauvres qui devait se débrouiller sans équipement et des hockeys  amputés  de leur palette. L’arbitre visiblement en faveur des riches (et qui incarnait le ministre Blais) a à plusieurs reprises imposé ses décisions pour le moins douteuses!  On pouvait lire sur les pancartes : Personne ne choisit  d’être pauvre; Gardez votre austérité et laissez-nous notre dignité…

Les personnes rassemblées aujourd’hui s’étaient  jointes au mouvement de plus de 200 organismes communautaires qui dénoncent le projet de loi 70. Ce projet de loi, déposé par le ministre Hamad en novembre dernier, et défendu aujourd’hui par le ministre François Blais, vise à obliger les jeunes demandeurs d’aide sociale à intégrer un programme d’aide à l’emploi et à accepter tout emploi « convenable » sous peine de se voir couper la moitié du maigre 623$/mois que reçoit une personne seule à  l’aide sociale. Cette approche punitive dite du workfare constitue une attaque grave aux droits humains et précariserait davantage les personnes les plus pauvres de notre société.

« Le projet de loi 70 est inacceptable! Lorsqu’on fait une demande d’aide sociale, c’est parce qu’on n’a pas d’emploi, que ça va mal et qu’on a besoin de se remettre sur pied...  C’est qu’on appelle une aide de dernier recours! Aller dire à la personne qui vient de tout perdre, ou à l’itinérant qui entame une démarche de réinsertion ou encore à la mère monoparentale toxicomane qui se reprend en main,  tu devras suivre le programme et accepter tout emploi « convenable » qu’on te trouvera,  sinon on coupe ton chèque de moitié ! », s’insurge Danik Laporte, du Regroupement d’éducation populaire de l’A-T.

Les organismes sociaux  affirment que pour aider les jeunes à s’en sortir, il faut que le gouvernement garantisse un ensemble de mesure et qu’ils aient accès à des ressources appropriées à tous les moments de leur vie : cela passe par des services publics de qualité, mais aussi par un revenu suffisant pour les parents prestataires de l’aide sociale pour qu’ils puissent fournir le nécessaire à leur enfant. « Ce n’est pas une fois rendu à l’âge adulte qu’il faut amener des menaces. Au contraire, il faut du soutien, le respect du vécu des personnes et de leur rythme, et des options qui tiennent compte de leurs aspirations et besoins », souligne Christian Jacques du Regroupement d’entraide des personnes assistées sociales
#nonpl70
Objectifdignite.org

- 30 -

Informations : Danik Laporte, 819-762-3114

RÉPAT
pauvreté aide sociale Coalition objectif dignité PL 70