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Le budget Marceau 2014-2015 : l’économie au détriment de la solidarité 20 Février 2014

« C’est un budget qui semble dicté par les lobbys du monde des affaires », se sont unanimement exclamés les groupes membres du RÉPAT réunis pour écouter le budget 2014-2015 du gouvernement du Parti québécois. Bien que ce budget soit apparemment le prétexte des prochaines élections provinciales, et qu’il ne sera donc pas mis en œuvre,  il annonce néanmoins la vision idéologique de ce parti politique.

En solidarité avec qui?
Mesures fiscales pour les entreprises, congé d’impôt pour les grands investissements, allègement des fardeaux règlementaires, priorité emploi, soutien personnalisé aux entreprises, etc. Ces thèmes ont dominé le discours sur le budget et démontrent pour qui le gouvernement travaille. À titre d’exemple, le mot entreprise y a été évoqué près de 35 fois, alors que le terme citoyen seulement une fois.  Même constat pour le mot social qui y figure à 15 reprises, mais dans la plupart des cas dans les expressions : siège social, acceptabilité sociale ou encore économie sociale… Selon Danik Laporte, agent sociopolitique au RÉPAT : « Il est indécent d’annoncer autant de mesures en faveur des entreprises alors que le Québec est déjà la province la plus généreuse du Canada à leur égard ». En effet, selon l’Institut Fraser le Québec consacrait en 2007 plus de 6 milliards de dollars en subvention aux entreprises, soit 776 $/habitant, c’est près de trois plus qu’en Ontario.

Prendre l’argent où il est!
Alors que ce budget annonce le contrôle des dépenses de programmes, la hausse des tarifs des services de garde et une approche de financement de la santé axé sur le patient, peu de mesures permettront d’augmenter les revenus de l’État. « Ce gouvernement fait le choix d’accroître les inégalités sociales et de miner la qualité et l’accessibilité des services publics en misant sur la tarification et l’austérité. Pourquoi ne pas prendre l’argent où il est? s’insurge M. Laporte. Il rappelle qu’en imposant 100 % des gains en capital des particuliers et en rétablissant la taxe sur le capital pour les entreprises financières l’État québécois pourrait aller chercher plus 1,1 milliard de $/année.  D'autant plus que les six grandes banques canadiennes ont affiché des bénéfices nets de près de 30 milliards de $ en 2013.
Finalement, force est de constater que le nombre de logements sociaux annoncé à augmenter légèrement, passant de 3000 à 3250 : « Même si c’est vraiment loin des besoins, qui sont de l’ordre de 10 000 logements sociaux par année, cela démontre que la lutte pour le droit au logement porte ces fruits et qu’elle doit se poursuivre »,  conclut Bruce Gervais, coordonnateur de l’Association des locataires de l’A-T, qui assistait à l’écoute collective avec des militants de l’ALOCAT.

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Pour information : Danik Laporte, agent sociopolitique – 819-762-3114

RÉPAT
Budget 2014-2015 Austérité