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Rouyn-Noranda, le mardi 26 novembre 2019- Le Regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue constate avec tristesse le lien de plus en plus grandissant entre les changements climatiques, la surconsommation et la justice sociale. Pour nombre de personnes, le fameux « Vendredi fou » est une journée d’aubaines permettant de s’endetter un peu moins durant la période des fêtes. Qu’adviendra-t-il de ces personnes lorsque les denrées de tous les jours ne leurs seront qu’accessible qu’à ce moment de l’année? 
Le « Vendredi fou » est synonyme de consommation : c’est le moment de l’année où les biens de luxe sont en rabais pour encourager leur achat qu’il soit impulsif ou non. Il ne faut cependant pas oublier que la plupart de ces biens neufs ont parcouru des milliers de kilomètres avant de s’arrêter sur les tablettes des magasins, faisant de cette journée mythique l’une de celles ayant un lourd  impact sur l’environnement. La journée est d’ailleurs dénoncée par plusieurs ONG.
Il ne faut cependant pas oublier que pour certaines personnes il s’agit de la seule journée dans l’année où elles peuvent se procurer des biens auxquelles elles n’auraient jamais pu avoir accès autrement. « Nous savons que la crise climatique va occasionner une hausse du prix à la consommation de nombreux produits, notamment ceux de base. » explique Adeline Laquerre du RÉPAT. « Que ferons-nous comme société lorsque les biens de première nécessité seront tellement chers que nous ne pourrons nous les procurer que lors de cette fameuse journée? Lorsque ces biens de luxe ne seront plus des télévisions mais des barrières anti-inondations ou anti-tornades accessibles seulement aux plus riches? » se demande-t-elle?
C’est en réaction à cet enjeu de société sur lequel nous devrons nous attarder plus tôt que tard que le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ) en collaboration avec le RÉPAT a produit trois affiches d’éducation populaire qui circuleront toute la semaine sur le web. Le RÉPAT espère ainsi faire réfléchir les consommateurs\trices et susciter des questionnements sur la provenance des biens, leur durée de vie et leur vie post-consommation. « Nous croyons aussi que nos gouvernements devront faire beaucoup plus pour contrer les effets de la crise climatique et limiter les inégalités qui en découleront, sans quoi la crise sociale qui s’en suivra sera monstrueuse. » renchérit Christian Milot du RÉPAT.
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Le RÉPAT
Fichiers attachés