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Lancement du document Femmes, logement et pauvreté 24 Septembre 2010

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Lancement du document Femmes, logement et pauvreté
La crise du logement frappe plus durement les femmes

Rouyn-Noranda, le 24 septembre 2010 – En Abitibi-Témiscamingue, beaucoup de femmes locataires peinent à joindre les deux bouts. À Rouyn-Noranda et Val-d’Or seulement, plus de 2 430 (38%) ménages locataires dont le principal soutien financier est une femme consacrent plus de 30% de leur revenu au loyer. En comparaison, c’est le cas de 1 600 (28%) des ménages locataires  masculins. C’est ce que révèle le document Femmes, logement et pauvreté : Sortir du privé, un enjeu de société produit par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), dévoilé et présentée aujourd’hui par le Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue.

Les organismes peuvent affirmer que la situation est pire aujourd’hui puisque les données utilisées proviennent du recensement de 2006. « Les différents centres d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et pour itinérantEs de la région dépassent leur capacité d’accueil. Les séjours ce font de plus en plus long. On parle dans plusieurs cas d’itinérance chronique. Les banques alimentaires reçoivent un nombre croissant de femme avec des enfants. Bref, la situation n’a pas de précédent dans l’histoire de l’Abitibi-Témiscamingue! » affirme Christine Doré, du RÉPAT.

En raison de leur plus grande pauvreté, les femmes sont doublement touchées par les problèmes de logement, surtout en temps de crise. « Plus pauvres pour se payer des logements de plus en plus rares et insalubres, les femmes sont plus nombreuses à consacrer une part exorbitante de leur revenu au logement. C’est le cas de quatre ménages locataires féminins sur dix » explique Véronique Laflamme, du FRAPRU. Elles sont aussi plus nombreuses à être locataires, 50% des femmes le sont versus 32% pour les hommes, et par le fait même, elles sont particulièrement affectées par la pénurie de logements à bas prix qui sévit en région.

«  Une fois le loyer de 500$ ou 550$ payé, on manque d’argent pour le reste : habiller les enfants quand on en a, bien se nourrir, payer le transport… il n’y a pas de place pour les imprévus. Il faut courir les différentes ressources » dit une des femmes rencontrées pendant la tournée qui a permis de rédiger le document.

Les femmes réunies à l’occasion de cette présentation ont affirmé l’immense besoin en logement sociaux de la région et exhortent tous les paliers gouvernementaux à s’unir pour réclamer du financement et des unités dédiées à l’Abitibi-Témiscamingue, la région du Québec la plus touchée par la crise du logement.

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Renseignements :
Christine Dorée et Danik Laporte, RÉPAT : 819-762-3114

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Logement