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La pénurie de logements à Val-d’Or a trop duré : Des gestes concrets sont exigés du gouvernement Charest! 4 Octobre 2011

Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate
 

La pénurie de logements à Val-d’Or a trop duré : Des gestes concrets sont exigés du gouvernement Charest!
 

Val d’Or, le 4 octobre 2011 – Le gouvernement québécois doit prendre tous les moyens à sa disposition pour aider Val-d'Or à se sortir de la profonde pénurie de logements locatifs dans laquelle elle est plongée pour une septième année consécutive. C’est le message qui a été lancé aujourd’hui, à Val-d'Or par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, le Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue et plusieurs locataires et organismes communautaires de la région à l’occasion du passage de la Caravane Sur la route pour le logement social.

Une manifestation a parcouru la 3e avenue pour se diriger vers le bureau de Pierre Corbeil, député d’Abitibi-Est et ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Des tentes rouges, symbole de l’urgence des problèmes de logement et d’itinérance, y ont été déployées.

En finir avec la pénurie

En point de presse, François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, a précisé que, depuis 2005, le taux de logements inoccupés n’a jamais dépassé 0,2 % à Val d’Or. C’est quinze fois moins que le taux normal fixé à 3,0 %. Depuis trois ans, le taux est carrément de 0 %. Selon M. Saillant, « une rareté d’une telle ampleur et d’une telle durée a aggravé d’autres problèmes, dont l’itinérance, la discrimination et l’augmentation des loyers ». Il précise, à ce dernier sujet, que le coût moyen des logements s’est accru de 15,1 % à Val-d'Or depuis 2005.

Le FRAPRU constate que la construction de logements locatifs a augmenté depuis 2010, 106 logements ayant été mis en chantier de janvier à juin 2011. Il doute cependant que tous ces logements soient réellement accessibles financièrement aux ménages à faible revenu de Val-d'Or.

Danik Laporte, du Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue (RÉPAT) a noté, pour sa part, que l’administration municipale du maire Fernand Trahan, a fait des efforts significatifs dans le domaine du logement social, entre autres en y dédiant une taxe spéciale de 0,03 $ du 100 $ d’évaluation. Cette politique donnera bientôt des résultats avec l’achèvement de 63 logements pour personnes âgées dans le programme québécois AccèsLogis. Il a demandé au gouvernement québécois d’épauler davantage la volonté de la municipalité : « Ce n’est pas en réduisant de 3000 à 2000 le nombre de logements sociaux financés annuellement à l’échelle du Québec, comme le gouvernement libéral de Jean Charest l’a fait dans son dernier budget, qu’il sera en mesure de répondre aux besoins de Val-d'Or et des autres villes de l’Abitibi-Témiscamingue ».

Il a par ailleurs déploré que ce budget ait aussi mis fin aux subventions additionnelles accordées dans le programme AccèsLogis pour la réalisation de logements sociaux dans des régions comme l’Abitibi où les coûts de construction sont plus élevés : « Pourtant, cette bonification indispensable ne coûtait que 14,2 millions $ au gouvernement. C’est ce qu’on appelle une économie de bout de chandelle ». Édith Cloutier, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Val d’Or, a précisé que le projet de 24 logements Kijaté – plein de soleil sur lequel il travaille depuis quelques années est touché par cette compression.

Encore pire si tu es Autochtone

Le passage de la Caravane à Val d’Or a aussi servi à mettre en lumière la situation vécue par les Autochtones aussi bien en ville que dans les territoires environnants.

Déjà, en 2006, 21,4 % des Autochtones de Val-d'Or habitaient dans des logements surpeuplés. Ce pourcentage était de 0,5 % chez les non-Autochtones. De plus, 16,6 % des Autochtones de la municipalité vivaient dans des logements ayant besoin de réparations majeures. Édith Cloutier estime que la situation s’est aggravée depuis les débuts de la pénurie : « Nous sommes régulièrement confrontés à l’urgence et à la précarité dans laquelle la crise du logement place les membres des Premiers Peuples à Val-d’Or, une situation exacerbée par la discrimination particulière qui les touche. »

Dans la réserve de Lac-Simon, située à 32 kilomètres de Val d’Or, c’est encore pire : 19,6 % des logements nécessitaient des rénovations majeures, lors du recensement de 2006. De plus, 17,6 % des logements comptaient plus d’une personne vivant par pièce contre 1,0 % pour l’ensemble de la population québécoise.

La Caravane à Rouyn

Demain, la Caravane manifestera dans les rues de Rouyn-Noranda. Le départ se fera à 10h30 de la Place de la citoyenneté et de la coopération pour se rendre devant les bureaux du député libéral, Daniel Bernard. Elle continuera par la suite son parcours à travers le Québec jusqu’au dimanche 9 octobre où une grande manifestation se déroulera dans les rues de Montréal.

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Pour plus d’informations
François Saillant, FRAPRU, 514-919-2843
Édith Cloutier, Centre d’amitié autochtone de Val d’Or, 819-856-9789
Danik Laporte, RÉPAT, 819-762-3114

www.frapru.qc.ca
 

RÉPAT
Logement FRAPRU