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L’Association des locataires de l’Abitibi-Témiscamingue scande : Marois, tu nous déçois! 22 Mars 2013

L’Association des locataires de l’Abitibi-Témiscamingue et plusieurs autres groupes sociaux se sont rassemblés aujourd’hui, à l’occasion de la visite de Mme Pauline Marois, afin de lui signifier leur mécontentement. En effet, malgré de nombreux engagements électoraux en faveur de la solidarité sociale, force est de constater que le Parti Québécois fait le minimum et ne respecte pas sa parole en matière de lutte à la pauvreté et à l’exclusion.

Notre région vit la pire crise du logement du Québec  depuis déjà 8 ans. Cette pénurie, causée entre autres par le développement minier effréné et insouciant, génère des problèmes sociaux majeurs, et ce surtout chez les ménages les plus pauvres. En plus de vivre des hausses de loyers, de la discrimination, des abus, de l’insalubrité dans les logements et le stress de toutes ces pressions, le gouvernement de Mme Marois en rajoute. Les coupures à l’aide sociale, les pires de la dernière décennie, les hausses des tarifs d’électricité, le maintien de la taxe santé, les hausses des frais de scolarité ne feront qu’appauvrir davantage les populations qui en arrachent déjà. « En écoutant ses promesses, je croyais que Mme Marois allait lutter contre la pauvreté, mais là je constate qu’elle a décidé de lutter contre les pauvres », indique Daniel Drolet, militant de l’Association des locataires. Alain Baulne, un accidenté du travail de 55 ans non reconnu par la CSST craint pour les personnes comme lui qui vont voir leur chèque d’aide sociale amputé de 129$ : « La vie est déjà assez dure comme ça, j’n’avais pas besoin qu’on m’enlève le peu que j’avais. Le loyer, l’électricité et l’épicerie sont tellement rendus cher, qu’y va falloir que je reste chez nous et que je mange moins », s’indigne-t-il.

« Ce n’est pas avec les 3000 logements sociaux qu’a annoncé le PQ que la crise du logement et les problèmes qu’elles engendrent vont se régler, surtout qu’aucun n’est réservé pour notre région » affirme Danik Laporte. Au regard des conclusions du rapport de la Commission populaire itinérante sur le droit au logement, il y a « urgence dans la demeure » pour que le gouvernement du Québec mette sur pied un nouveau programme de HLM, finance 50 000 logements sociaux en cinq et revienne sur ses décisions appauvrissantes comme les coupures à l’aide sociale.

Prenons l’argent où il est : en haussant les redevances minières, en imposant les riches, en révisant les contrats secrets d’Hydro-Québec, en luttant contre l’évasion et l’évitement fiscal, en réhabilitant la taxe sur le capital des entreprises financières, etc.

Pour infos :
Danik Laporte, 819-762-3114

Association des locataires de l'A-T
Crise du logement Pauline Marois coupures aides sociales