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Grève dans le communautaire - Le ministre Blanchette mépriserait-il les groupes sociaux? 3 Novembre 2015

Le monde communautaire des quatre coins de la région a convergé aujourd’hui vers Rouyn-Noranda afin de dénoncer en bloc les politiques d’austérité du gouvernement libéral de Philippe Couillard et de lui rappeler qu’il est grand temps de reconnaître le travail des groupes communautaires en assurant leur autonomie et en réinvestissant dans le soutien  à leur mission. C’est donc plus 1300 organismes à l’échelle du Québec, dont plus de 70 de la région, qui ont répondu à cet appel à la grève historique.

En cette deuxième journée d’action, une manifestation réunissant plus de 200 personnes s’est rendue au bureau du député Luc Blanchette, celui-là même qui en début de mandat affirmait : « qu’une job dans le nord à 100 000$ était plus payante pour le gouvernement que cinq jobs dans le communautaire ». Ce manque flagrant de considération pour le travail des organismes communautaires a vivement été dénoncé, surtout que ceux-ci jugent être le dernier rempart d’un filet social de plus en plus mis à mal par les coupures dans les services publics et les programmes sociaux.

Selon Ann-Julie Asselin de la CROC-AT : « Pendant que notre ministre, et son gouvernement se pavanent pour remettre des subventions, des prêts et des avantages fiscaux aux minières et à la grande industrie, la situation des personnes en grande vulnérabilité se détériore. Ces populations ont de plus en plus de besoins non répondus par l’État et se tournent alors vers les organismes communautaires, qui peinaient déjà à répondre aux demandes, qui elles, sont de plus en plus complexes et nombreuses! Les groupes sont à bout de souffle! ». Danik Laporte, du RÉPAT insiste sur le fait que : « Nous avons tout essayé! Campagnes de lettres, de courriels et de fax, actions symboliques, manifestations, mais le gouvernement libéral fait le sourd d’oreille à toutes nos préoccupations et revendications. Notre député ne veut même pas rencontrer les groupes sociaux, il ne se lève pas pour défendre les intérêts de la population et laisse la région se dévitalisée par les choix centralisateurs, idéologiques et inégalitaires de son gouvernement. Face à autant de mépris, nous devons intensifier nos moyens d’action et c’est pour cette raison que nous grevons aujourd’hui ».

Rappelons que l’action « 2-3 novembre, on ferme ! Le communautaire, dehors contre l’austérité » est organisée conjointement par la campagne Je tiens à ma communauté > je soutiens le communautaire et par la campagne Les droits, ça se défend ! Ensemble, elles demandent la fin des compressions budgétaires et un réinvestissement majeur dans les services publics et les programmes sociaux, de même que le respect de l’autonomie et l’augmentation du financement des organismes communautaires autonomes. Le manque à gagner pour les groupes de l’Abitibi-Témiscamingue s’élève à plus de 15 millions de dollars annuellement.
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Sources :        Ann-Julie Asselin, 819-797-3822 / 819-277-6002
Concertation régionale des organismes communautaires de l’Abitibi-Témiscamingue (CROCAT)
            Danik Laporte, 819-762-3114/ 819-649-0407
Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue (RÉPAT)
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CROCAT
Grève communautaire Austérité