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En Abitibi-Témiscamingue, c'est NON au saccage de l'assurance-emploi 15 Avril 2013

En Abitibi-Témiscamingue, c'est NON au saccage de l'assurance-emploi

En appui à la Coalition québécoise contre la réforme de l'assurance-emploi qui s’est formé le 4 mars dernier, le Réseau Vigilance de l’A-T, le Regroupement des sans emploi de l’A-T, l’Association touristique régionale et l’Union des producteurs agricoles s’unissent afin de dénoncer ce qu’ils qualifient de saccage de l’assurance-emploi.  En ce sens, les organisations régionales considèrent qu’il y a urgence de se mobiliser afin d'obtenir un changement de cap du gouvernement. 
Depuis que la réforme a été mise en place, les conséquences négatives pour les travailleurs et travailleuses de l’ensemble du pays s’accumulent : perte de prestation, difficulté à obtenir des prestations, diminution de la qualité de vie, stress d’être coupé pour des motifs non fondés, etc. «Jusqu’à maintenant, les effets de la réforme se font peu sentir ici. Toutefois, nous nous inquiétons de ce qui arrivera aux travailleurs et travailleuses du milieu communautaire pendant l’été ou des travailleurs-travailleuses saisonniers à l’automne. Seront-ils ou elles victimes de la chasse aux sorcières du gouvernement ? » explique Isabelle Fortin-Rondeau, de la Concertation régionale des organismes communautaires de l’A-T.
En effet, les méthodes qu’utilise le gouvernement conservateur dans l’application de cette réforme sont pour le moins questionnables : quota de prestation à couper pour les fonctionnaires, visites à domicile sans préavis, réaffectation des fonctionnaires  vers les enquêtes, plutôt qu’à l’information, etc. Donald Rheault, président du conseil central CSN-AT-NQ s’indigne de l’attitude du gouvernement fédéral : « ce gouvernement manque de respect envers les travailleurs et les travailleuses.  On assiste à une persécution des chômeurs et des chômeuses qui ont pourtant contribué à la caisse de l’assurance-emploi. Alors que le régime devrait être une protection sociale pour le travailleur, mais également pour les régions en cas de perte d’emploi, on voit que les modifications changent complètement la vocation du régime.»
Force est de constater que cette réforme néglige totalement le caractère stratégique de la saisonnalité des emplois dans plusieurs secteurs économiques, comme le tourisme, la forêt et l’agriculture. À cet effet, le président de l’UPA, Sylvain Vachon, explique que « plusieurs employés du secteur agricole vivent une période de chômage en raison de la saison hivernale. Les conséquences de la réforme risquent d’inciter cette main-d’œuvre à migrer vers d’autres types d’emplois. Les agriculteurs vivent déjà dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Nous sommes inquiets de perdre ces travailleurs compétents quand ces derniers devront quitter leur milieu de vie, n’ayant plus accès aux prestations d’assurance-emploi. Cette perte de travailleurs causera un énorme préjudice à l’agriculture en affectant négativement la productivité et la rentabilité des entreprises agricoles. »
De son côté, Luc Gravel, président du syndicat des enseignants de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue  s’inquiète des effets de cette réforme au niveau de la relève enseignante. « En effet, le recrutement et la rétention de jeunes enseignants est déjà difficile en région, verrons-nous certains d’entre eux s’exiler pour répondre aux nouvelles normes de l’assurance emploi ou pire encore devoir envisager un changement de carrière ? »
L’ensemble des acteurs réunis aujourd’hui demande donc à ce que le gouvernement annule sa réforme, qu'il tienne des consultations publiques sur les changements à apporter au programme d'assurance-emploi et qu'il mène des études d'impact avant d’imposer des modifications qui vont nuire aux régions comme la notre.
La région se mobilise
À l’instar des mobilisations qui s’organisent ailleurs au Québec ainsi que dans les provinces maritimes, les organisations régionales prévoient également des activités au courant du mois d’avril. En Abitibi-Témiscamingue, des visites dans les bureaux fédéraux d’assurance emploi auront lieu le 18 avril à 12h00 à Val-d’Or, Rouyn-Noranda et Ville-Marie. La population est invitée à participer à ces visites. Elles permettront de faire connaître, dans le respect des lois, les problématiques de la nouvelle réforme aux employé.e.s, à la population, mais surtout aux députés conservateurs. «En effet, nous nous attendons à ce que les députés qui siègent à Ottawa fassent résonner le consensus québécois qui s'élève contre cette réforme et non pas qu’ils continuent à défendre ce que l’on considère comme le saccage de l'assurance-emploi » explique David Maden, conseiller régional de la FTQ.
Les activités organisées sur l’ensemble du Québec culmineront par une manifestation nationale organisée par la Coalition nationale le 27 avril prochain à Montréal. En région, les organisations régionales convient les citoyens et citoyennes de l’Abitibi-Témiscamingue à participer aux activités qui se tiendront le 1er mai dans le cadre de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs.
Pour informations :
Christine Doré, RÉPAT
819 762-3114
Donald Rheault, président CCATNQ (CSN)
819 444-7357
David Maden, conseiller régional FTQ
514 757-8047
Sylvain Vachon, président UPA

Regroupement d'organisme
assurance-emploi