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Budget 2013-2014 : Des choix budgétaires qui manquent de solidarité 21 Novembre 2012

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Budget 2013-2014 : Des choix budgétaires qui manquent de solidarité

Rouyn-Noranda, 21 novembre 2012. Le Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue (RÉPAT) est déçu du budget présenté hier par le ministre des Finances, M. Nicolas Marceau. En effet, le RÉPAT espérait que ce changement de gouvernement créerait une rupture avec les façons de faire du gouvernement précédent. Force est de constater qu’en voulant plaire aux partis d’opposition, aux chambres de commerce et aux grandes entreprises, le gouvernement a fait le choix de l’austérité et de la tarification des services publics. Des choix qui mettront en péril la pérennité, l’accessibilité et la qualité de nos services publics, tout en compromettant leur caractère universel.

Peu de mesures pour les moins nantis.
Le RÉPAT est inquiet de constater le maintien de la taxe santé, qui bien que modulé en fonction du revenu, maintiendra la porte ouverte aux tarifications de nos services publics. Le retrait complet de cette mesure, tel que promis en campagne électorale, aurait été un signe clair que ce gouvernement refusait cette voie. Malgré cette mesure, le RÉPAT considère que la pression que vivent les ménages à faible et modestes revenus ne sera pas soulagée. Alors que le coût du panier d’épicerie ne cesse d’augmenter, l’ajout de taxes et l’indexation des tarifs d’Hydro-Québec annoncés hier touchera plus durement les plus démunis. «Si tout continue d’augmenter ; les coûts de l’alimentation, le loyer, les taxes et maintenant les tarifs de nos services publics, les chèques d’Aide sociale, eux ne seront pas indexés, pas plus que le salaire minimum », de rappeler Christine Doré, agente socio-politique au RÉPAT.  

Le minimum pour le logement social
Le RÉPAT salue la création de 3000 nouvelles unités de logement social, mais s’inquiète toutefois de l’absence de plan de développement pluriannuel. Rappelons que seulement en Abitibi-Témiscamingue, on estime à près de 1000 unités de logement social les besoins pour se sortir de la crise du logement qui sévit depuis près de 7 ans. « De plus, aucune mesure n’a été mise en place afin d’aider les régions éloignées à développer d’urgence de nouvelles unités. À quel moment le droit au logement deviendra une priorité pour le gouvernement ? » se questionne Danik Laporte, responsable du dossier logement.

D’autres choix sont possibles
Depuis près de deux ans, le Regroupement d’éducation populaire ne cesse de répéter que des choix budgétaires différents peuvent être faits. Notons que l’ajout d’un palier d’imposition faisait partie de ces choix. Par contre, le RÉPAT est consterné de voir l’absence de changement au niveau des redevances minières. Alors que la région vit un «boom minier» sans précédent, que les ressources non renouvelables sont extraites de nos sous-sols, il faudra encore attendre avant de recevoir notre juste part de nos richesses collectives.

Le Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue représente pratiquement l’ensemble des organismes communautaires de notre région. Ce sont plus de 140 organisations qui œuvrent, au jour le jour, à la transformation de notre société dans l’optique d’une plus grande justice sociale. Le RÉPAT est au service des intérêts de tous ces groupes et de la population qu’ils desservent.

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Pour informations :
Christine Doré ou Danik Laporte, agente et agent socio-politique au RÉPAT
819-762-3114

RÉPAT
tarification Logement social Alternatives budgétaires budget 2013-2014